Pourquoi il faut attendre
Tant que la colle n'a pas durci, les carreaux restent mobiles. Jointoyer trop tôt revient à appuyer sur chaque carreau avec la raclette et l'éponge : on risque de les déplacer, de creuser la colle sous les bords ou de piéger de l'humidité sous le joint, qui peut ensuite se fissurer ou blanchir.
Le bon délai dépend de la colle, pas du carreau. C'est donc la fiche technique de la colle qu'il faut lire.
Un test simple complète la lecture de la fiche : la colle qui a débordé dans un joint doit être dure sous l'ongle et ne plus marquer. Si elle s'enfonce encore, il est trop tôt, même si le délai théorique est dépassé, par exemple dans une pièce froide.
Les délais selon le type de colle
Le tableau ci-dessous reprend des délais publiés par Mapei pour quelques produits représentatifs.
La norme EN 12004 signale les colles à prise rapide par la lettre F dans leur classe (C2F, par exemple). Elles permettent de jointoyer le jour même, mais leur temps de travail est plus court : on encolle de plus petites surfaces à la fois.
Ce qui allonge le délai
- Le froid : sous +5 °C, la plupart des colles ne doivent plus être mises en œuvre, et la prise ralentit nettement dès qu'il fait frais.
- Un support fermé, comme un ancien carrelage, qui ne boit pas l'eau de la colle : Mapei passe alors à 48 heures.
- Les grands formats et le double encollage, qui augmentent l'épaisseur de colle à sécher.
- Une pièce humide et peu ventilée.
Et après les joints ?
Le mortier de joint a lui aussi son délai avant de marcher dessus, de laver le sol ou de remettre une douche en service : il figure sur sa propre fiche. Les joints souples en silicone, en périphérie et dans les angles, se posent une fois le mortier de joint sec.
Pour choisir une colle dont le délai colle à votre planning, notre article sur la colle à carrelage à choisir compare les classes, et l'équipe du showroom carrelage de Bati-Mat à Schaerbeek vous aide à associer colle, joint et carreau.
